jeudi 23 mai 2013



           "Pour qu'une chose soit belle, elle n'a pas nécessairement besoin d'être jolie."
                                                
                                                                                     Rei Kawakubo 

mardi 7 mai 2013

La paresse du boubou




2 ans. Soit mon nombre d'années de paresse.
 2 années, où tous les deux mois je me dit " allez Lise, va à Château d'eau acheter du Wax (tissu africain) pour te faire une robe."  (et te prendre 2-3 tissages couleur bleu océan/ jaune soleil... toussa toussa...)
                                                                              ....

Paresse es-tu là ?

Pourtant il va bien falloir que je la domine cette apathie (Jean-michel es-tu là?) sclérosante  car je m'auto-insupporte à baver devant les pagnes,boubous et autres Wax colorés de mes voisines de RER (un jour je vous ferais un petit article sur les tchips, maïs chauds et odeurs curry matinales de cette fabuleuse ligne D). 

J'ai toujours beaucoup aimé les tissus africains et mon armoire contient déjà plusieurs pièces en tissus affublés de motif sub-sahariens. 

Délire de Bobo-Babtou me direz-vous ? Peut-être mais à mon sens les raisons plausibles sont les suivantes :

Premièrement, J'ai grandi et vis toujours à Pierrefitte-sur-seine, au beau milieu des villes les "plus chaudes de France" (si c'est pas du titre TF1 ça !).
C'est donc naturellement que j'ai été imprégnée des différents codes vestimentaires des populations immigrées. 
Un foisonnement de couleurs, de motifs, de drapés et d'odeurs. Voilà ce que je retiens, de ces femmes, magnifiques, pour la plupart, pour qui le boubou est toujours bien noué, la natte parfaitement tressée, le sari correctement placé, l'onglé limé et le rythme, effréné. 

Naturelles et généreuses, comme je les aimes. 

Deuxièmement, Mon père a effectué de nombreux séjours en Afrique. Je vous laisse imaginer que les récits et anecdotes pittoresques ont bercées mon enfance. 
De plus ma mère a toujours porté des pantalons en "tissu africain". 

Et enfin, il n'existe point plus confortable sur terre, qu'un boubou pour tomber dans les bras de morphée... 



Tout ce baratin pour dire, que bientôt, une robe, semblable à celle se trouvant sur les photos, sera mienne. 

Où ? Quand ? Comment ? 
Qui zookera, vera.





Ecouter des critiques, hummm. Quoi de mieux qu'un costard bien taillé ?

Que ce soit sur des personnes, sur des livres, sur des films, sur des discours, sur des restaurants...  Une bonne critique c'est le pied. Et une bonne critique, c'est toujours instructif.
      Parfois, ce sont même elles qui aident à comprendre l'intérêt d'un film...
Ainsi, le mois dernier c'est grâce aux deux pages d'interview et de réflexions du Monde consacrées au dernier navet lubrico-gay d'Almodovar, intitulé "Les amants passagers",que j'ai réussi à comprendre ce que le "Grand" cinéaste ibérique aurait voulu que l'on devine...

Alors, quand je perçois les quelques notes de l'émission "Le masque et la plume" sur France Inter, sortir de la  radio de mon Daddy, je tend l'oreille.

Dimanche dernier, c'était ciné. Le premier à passer, c'était "L'écume des jours", l'adaptation de Michel Gondry qui fait tant parler d'elle.
Tiens, ça tombe bien, je l'ai vu avec mes cousins vendredi soir.
Mon but n'est pas de vous faire un résumé de l'émission qui, bien que très intéressante, ce trouve en Podcast juste ici : http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume

Simplement, j'ai trouvé ce film très poétique, onirique, loufoque et le monsieur de France Inter en a dit  presque la même chose.
C'est agréable de voir comment le rêve est encré dans notre réalité.
Les critiques (de manière générale) ont beaucoup reproché un surplus d'effets spéciaux.
Or, il me semble que l'on ne peut qualifier les gâteaux en pâte à modelée ou le petit homme déguisé en rat, comme étant des effets spéciaux.
En tout cas, moi, c'est cette diversité et cette richesse visuelle que j'ai apprécié.
Il a réussi à nous emmener dans un autre monde. Un monde où les gens voyagent en soucoupe-nuage au dessus de Châtelet-les-halles. Raiiie



lundi 6 mai 2013

TUCK SHOP

On est bien.
Les odeurs de pâtes à tartes faites maison, sniffés dès les premiers pas avancés dans cette petite boutique, ont suffit pour me rassurer et me laisser croire dans mon salon.

Certes, Tuck Shop est le théâtre parfait pour des scènes dominicales Boboesque (l'effet Brunch).
Il y a de la barbe et du sac en toile, oui.
Mais, étonnement, ils ne s'y pâment pas en terrain conquit avec leur condescendance habituelle.
Du coup, on est bien.
Mais pourquoi ?
Pourquoi n'ai-je pas envie de me cacher sous une nappe à la première respiration prise dans ce lieu, comme dans tous ces autres lieux trop cool qui ont été prit d'assaut par les Bobo et leurs cousins merdeux d'Hipsters ?

Et bien la réponse est : les trois Australiennes, maîtresses des lieux.
Eh oui, Le sourire, la simplicité et la sympathie, peuvent sauver un navire.
On a bien envie que ça devienne nos copines.


Les plats, eux, sont déjà nos copains.
C'est simple, goûtu,original, pas cher et QU'EST CE QUE C'EST BON !
Tout ce que j'aime réunit en un déjeuner (voir même, en une tartine).
La semaine dernière, nous avons pris la formule brunch à 10€ qui comprend
 un Thé ou un Café
 un jus Ananas/Menthe (une tuerie)
 un cookie aux céréales (excellent)
et le meilleur pour la fin, 
"un muffin croque madame"... avec à l'intérieur de l'oeuf, de l'avocat et une sauce à la moutarde. (voir photo)
Tout celà, à la sortie du dernier partiel.
Imaginez le moment.
Orgasme.

Ensuite, comme on est gros ET curieux il fallait bien une suite.
C'est donc naturellement que nos pupilles se sont posées sur l'assiette du voisin :
Je veux ça !!
Une tartine Pesto/Mozarella fraîche/Tomate/Basilic/Avocat/ Sauce aigre douce

Elle se passe de commentaires.



Métro Jacques Bonsergent.
















MUFFIN CROQ MADAME